Une pratique chrétienne très ancienne

Dans son Catéchisme, l’Église catholique encourage la pratique d’une manière de prier qui repose sur la répétition du nom de Jésus :

L’invocation du saint nom de Jésus est le chemin le plus simple de la prière continuelle. Souvent répétée par un cœur humblement attentif, elle ne se disperse pas dans un « flot de paroles (Mt 6, 7) », mais « garde la Parole et produit du fruit par la constance (Lc 8,15). » Elle est possible en tout temps car elle n’est pas une occupation à côté d’une autre mais l’unique occupation, celle d’aimer Dieu qui anime et transfigure toute action dans le Christ Jésus[1].

Croix

La sobriété de cette prière dans laquelle la parole se réduit à un mot, la simplicité de sa pratique, qui repose sur une humble attention du cœur, ont depuis longtemps attiré certains chrétiens. Voulant consacrer du temps à Dieu dans une forme aussi simple que possible, désirant répondre à l’appel de l’évangile en « priant leur Père dans le secret (Mt 6, 6) », des moines et des laïcs ont cherché à se rendre disponibles, présents à Dieu. Ils ont compris que Dieu est toujours proche de l’homme, présent au plus profond de son cœur : à leurs yeux, la prière ne consiste pas à faire venir Dieu, mais à rendre l’homme attentif à la présence de Dieu.

Il est difficile de donner une date de naissance à cette manière de prier. Déjà, dans la Bible, un psaume proclame

Je n’ai pas le cœur fier, ni le regard ambitieux. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse. Mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère[2].

« Tenir son âme égale et silencieuse », voilà sans doute une bonne définition de l’attitude intérieure dont il est question ici. Se tenir dans le calme intérieur, de manière à être disponible à la présence de Dieu.

Vous trouverez une présentation de la longue histoire de cette prière silencieuse chrétienne dans le livre de J.M. Gueullette, Petit traité de la prière silencieuse, Albin Michel, 2011, dans le chapitre Une longue histoire, p. 153-178.

[1] . Catéchisme de l’Église catholique, 1992. § 2668.

[2] . Ps 131.

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